
Il me sourit, et je lui rendis son sourire.
- On a le temps, d'accord? me répéta-t-il.
- Oui. On a le temps.
J'avais confiance en lui. Eperduement. Et il le savait, c'était ça le
pire : il savait que je buvais religieusement chacun de ses paroles,
comme s'il s'était agi de celles du Messie...
- Alors... repris-je en bombant le torse, ne le quittant pas une
seconde des yeux, me voulant sensuelle. Je termine mes études...
- Mmh mhh... fit-il en embrassant ma joue.
- Je tâche de devenir une véritable fée du logis...
Il étouffa un ricanement et ses lèvres descendirent près de ma bouche.
- On pourrait s'engager, proposai-je, rougissante.
Son sourire s'élargit, il ne pipa mot, le regard mystérieux.
- Et après... dit-il, on fonde une famille.
- Ca me semble correct, achevai-je, aux anges.
- Parfait, conclut-il.
Ce n'était peut-être pas le mot, mais, en tous cas, ça s'en approchait.
Tout allait si bien... les obstacles quotidiens me paraissaient dérisoires,
à côté de lui, de son soutien chaque jour qui passait.
Et dire qu'il me restait toute une vie ainsi!
Je me serrai contre lui, heureuse.
Ce n'était que le début d'un long,
long, très long chemin.
Fin




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