
Nous en revînmes à notre position initiale, plus sage.
Je toisai ses lèvres avec une envie non dissimulée : jee m'en privais moi-même, car je savais que nous irions trop loin si je ne stoppais pas cela tout de suite. Nous attendrions ce soir, après tout... il faut dire qu'au début, il y a un peu plus d'un mois, Edward s'était montré très... réticent pour nos expériences sexuelles. Traumatisé par la soit-disant horreur qu'il avait dû m'inspirer, il avait été effrayé à l'idée de provoquer un nouveau traumatisme psychique chez moi.
Je l'avais rassuré, et lui avais montré qe je voulais connaître à nouveau ce plaisir avec lui, m'armant de patience. On y était allés très en douceur, car je ne peux nier que j'avais quand même un peu peur, après la douleur de la première fois. Il y a des filles chez qui ça fait mal pas mal de temps avant que ça change, et d'autres pour qui il n'y a pas vraiment de problème. Cela dit, au bout de trois fois, tout s'est très bien passé pour nous deux. Depuis, la douleur me semble très lointaine, je n'arrive pas à comprendre comment nos attouchements passionnés ont pu m'inspirer tant de crainte.
- Edward... l'appelai-je subitement.
- Mmh?
- Et si on... enfin... quand est-ce qu'on... quand est-ce que tu
crois que je pourrais euh... toi et moi, avoir...
Je rougis, baissai la tête.

- Ahem... je rêve ou t'es en train de me parler d'enfants?
Je rougis de plus belle, me recroquevillai sur ses genoux.
Ses bras me carressèrent nerveusement le dos, se voulant rassurants.
- C'est voir ton frère engrosser ma cousine qui t'as mis ces idées dans la tête? Amélie, je ne sais pas si tu te rends compte... tu te souviens de ton âge? me murmura-t-il gentiment, le regard doux.
- Tu recommences avec l'âge! m'agacai-je. Edward, toi tu as vingt-quatre ans. Tu veux que j'attende d'en avoir vingt-cinq, comme Lena, et toi trente et un?
- Non, je veux rester avec toi et j'espère connaître ce bonheur avant six ans... mais Amé, me rappela-t-il avec douceur, tu es en première année de fac, arrête de penser à moi d'abord, tu me fais vraiment me sentir vieux, là! On a le temps... d'accord?
Je ne soufflai mot, lui rendis son sourire, et blottis ma tête contre son cou, comme à mon habitude. Comme il était plus âgé que moi, j'avais voulu aborder la question. Le jour où je serais enceinte, comme Lena, viendrait, et rien ne pouvait me faire plus plaisir que de fonder une famille avec l'être que je chérissais.

Voyant que je m'adoucissais, et m'assagissais, il me serra
un peu plus fort contre lui et leva les yeux au ciel.
- Tu vas me rendre dingue, tu sais... souffla-t-il. Tu t'en fais pour rien,
et tu veux toujours grandir avant l'heure.
- C'est toi qui me donne cette envie... murmurai-je.
- La plupart des gens trouvent que leur vie passe trop vite... ils regrettent
que le temps ne s'arrête pas. Vois ces six années qui nous sépare
comme une aubaine, au contraire.
- Vu de ce point de vue-là, en me mettant à
ta place c'est plutôt chiant.
- Oh la la... soupira-t-il, c'est toi qui est
chiante à être pessimiste.
- Réaliste! m'exclamai-je.
- Défaitiste alors.
- Non, je t'aime.
- Le rapport, je te prie? me demanda-t-il.
- Aucun.
bisoussss 

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