Je le regardai, face à lui, si proche... plus proche que jamais.
Sur le plan émotionnel, j'entends.
Ses pupilles de braise semblaient vouloir m'indiquer
un chemin qui m'était inconnu.
- Et ahem... on va où, comme ça? le questionnai-je, assez gênée.
- Tu verras bien.
... Il se paye ma tête c'est ça?
On ne se paye pas la tête d'Amélie Téron !!!
[Le châtiment sera terrible]

- Comment ça je verrai bien?
- Je croyais que tu voulais être instite, si t'as des lacunes de
vocabulaire aussi énormes, ça va être chaud.
Oh le petit saligaud!
Je vais l'étriper! Je vais l'égorger! Je vais le castrer!!!
Vite, une tondeuse à gazon! Une Camella!
Il me faut un cadavre pour le taper avec... Je me demande si Bertrand s'est déjà fait picorer par tous les charognards du coin, j'aurais l'air un peu simplette à courir vers le lac pour vérifier, et si j'en revenais avec un mort dans les bras pour lui lancer dessus, je ne suis pas sûre qu'il verrait en ça la meilleure tactique à adopter... Ouais, en fait cette idée est totalement foireuse.
- T'es vachement aimable ce soir! fis-je, le regard blasé.
- Désolé, dit-il en souriant. Je suis un peu irritable, ces derniers temps.
- Eh ben y'a un super remède, ça s'appelle la non-solitude!
- Tu es rarement seule, et pourtant tu as toujours un caractère de
chien, me rétorqua-t-il, moqueur. Allez, viens, c'est lugubre ici.

Sur ce, il me tira par la main, et m'emmena avec lui.
Eberluée par ma propre docilité, je le suivai tel un pantin.
Je serais allée avec lui jusqu'au bout du monde, alors... pourquoi faire semblant de rechigner, quand j'en meurs d'envie? Mon coeur palpitait dans ma poitrine.
Il était là, et moi aussi.
J'étais avec lui.
Il était revenu.
C'était tout bonnement incroyable.
*sbafffff*

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