Je filai de chez lui sans demander mon reste, un vague sourire de triomphe sur mes lèvres lorsque je franchissai le seuil de la porte.
Je baissai les yeux afin de ne pas rater les marches du petit escalier de trois marches, comme ça m'était arrivé, une fois.
Je m'arrêtai en plein mouvement et fixai la terrasse, le coeur serré.
J'avais 14 ans, je paressai sur la terrasse du jardin, quand Christophe (mon frère), avait descendu les escaliers -noirs, aussi-. C'était pour m'annoncer la nouvelle. "Amélie, il faut qu'on aille à l'hôpital. Ne pose pas de questions, s'il te plaît.".
Finalement, ce n'était pas à l'hôpital, mais à la morgue, que nos parents s'étaient retrouvés.
Inspirant un grand coup, j'essayai d'oublier que la terrasse de Julian ressemblait à la mienne, celle où je me trouvais le jour où ça s'est passé, celle qu'on avait, par la suite, fait détruire.


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