195*  posté le samedi 12 mai 2007 23:59

Et c'est là que tu vas le dire...

Le moment tant redouté. Je n'ai pas de regrets, je savais à quoi m'en tenir.

Edward: Ce qui est surprenant, c'est que nous avons passé très peu de temps ensemble. J'avoue ne pas te comprendre.

Hum... Voilà qui me semble être un bon moyen détourné pour dire "Je t'aime moi non plus" !

Je ne veux pas qu'il me lâche. Garde-moi dans tes bras.

Le monde peut bien s'écrouler. Moi, j'ai déjà l'impression d'être réduite en cendres. Quel atroce sensation... de vide.

C'est pour cela que je me raccroche à ses épaules, pour me prouver qu'il existe bien, et qu'il n'est pas le fruit de mon imagination totalement déraillée.

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196*  posté le dimanche 13 mai 2007 00:06

Edward: Amélie... Tu ne devrais pas être si mélancolique.

Ses bras, qui encerclaient ma taille, me portèrent et déposèrent doucement mon frêle dos sur le canapé, puis il se pencha vers moi.

Son regard de braise croisa une dernière fois le mien, et j'y lus une expression que je ne saurais déchiffrer, puis ses lèvres se posèrent sur ma bouche.

Je ne saurais expliquer pourquoi, je fus aussitôt secouée par un violent frisson.

Edward me soutint et fit pénétrer sa langue dans ma bouche, caressant la mienne de gestes lents et doux.

Et pourtant, mon corps était plaqué au sien, ses bras me serrant avec une force incroyable .

Tout cela est d'une douceur... Il s'applique à ne pas me blesser.

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197*  posté le dimanche 13 mai 2007 00:15

Puis cette étrange - mais Ô combien agréable - mascarade prit fin aussi soudainement qu'elle avait commencé.

Amélie (hébétée) : Pour... pourquoi?

Le visage serein, ses vêtements impeccables, il se tenait assis face à moi, comme s'il ne s'était jamais rien passé.

Nous retrouvions notre distance habituelle.

 

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198*  posté le dimanche 13 mai 2007 00:19

Il posa ses mains sur ses genoux, et me fixa intensément, comme à son habitude.

Edward: J'espère vraiment que tu vas t'en sortir, Amélie.

Il sembla sur le point de se lever, l'espace d'un court instant, puis se ravisa.

Edward: Et... arrêtes de te cacher.

Sur ce, il se leva, et pour de bon cette fois-ci.

Que pouvais-je dire de plus?

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199*  posté le dimanche 13 mai 2007 00:23

Les battements de mon coeurs, si rapides tout à l'heure, semblaient à présent en parfaite léthargie.

Je le regardais partir, la gorge nouée, sans mot dire.

Alors, tu voulais juste... me redonner espoir?

Tu penses que je t'aime parce que je suis une pauvre orpheline, c'est ça?!

Edward: Au revoir, Amélie.

Mes mots d'adieux restèrent coincés dans ma gorge.

Peut-être est-ce mieux ainsi.

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