Lena: Mmmm...c'est nouveau, ce tableau?
Soudain, sa silhouette inconnue se démarqua des autres.
Un brun. Des yeux chocolats. Un blouson en cuir. Un parfum affriolant. Un regard scrutateur.
Mon coeur s'emballa tandis qu'il posait ses yeux si profonds sur ma pauvre petite personne. Aussitôt, sans pouvoir l'expliquer, la sensation d'être petite, bête, et insignifiante s'empara de moi. C'était trop de beauté, trop de grâce sur un visage. Trop de souplesse dans ses gestes.
Christophe: Ah, Amélie...je te présente Edward, un ami. Tu ne l'avais jamais vu à la maison, avant.
La perfection incarnée me sourit timidement, et je lui rendis son sourire en ayant l'impression d'avoir l'air d'une parfaite demeurée. A coup sûr, il devait se demander pourquoi cette blonde de 15 ans et demi le fixait sans pouvoir détacher son regard de lui.
Edward: J'ai souvent entendu parler de la terreur de la maison.
Moi, une terreur?! Je suis douce comme un agneau! J'adressai un regard furibond à Randy, sûre et certaine qu'il avait manigancé ce manège vicieux, argumentant au passage sa bonne blague de surnoms puérils du style "têtard, gnominette, le pou" et bien d'autres!
L'idée qu'Edward (penser à lui déclencha des frissons dans mon ventre) ne m'apprécie pas me semblait terrible, et capitale. Je pense que c'est à ce moment là que j'ai compris l'inévitable vérité : j'étais entichée, et pas qu'un peu.
Futil, n'est-ce pas, ce fait de tomber amoureuse d'un copain de son frère, aîné de 7 ans, tout ça parce qu'il dégage un charme irrésistible?


























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