774*  posté le mardi 06 novembre 2007 17:34


 

- Ca parait évident... non? murmurai-je, pas sûre qu'il entende mon

chuchotis qui se fondait dans le vent de Novembre.

Et s'il ne l'entendendait pas, c'était tant mieux. Je ne savais pas si j'avais

 vraiment envie qu'il le sache, après tout. C'était mon intimité.

C'était mon jardin secret.

Comme ce jardin où nous étions en ce moment...

Le jardin du secret de leur mort.

Mais... s'il est là en ce moment avec moi dans ce jardin du secret, alors... alors ça voudrait dire qu'il serait destiné à connaître le secret de mon amour?

Je m'attrapai l'épaule droite de la main gauche, créant une barrière entre nous. Pourtant, j'avais envie qu'il la franchisse. Ce serait la preuve... la preuve qu'il était prêt à la franchir, à m'atteindre. Du regard, je le suppliai d'avancer.Parfois, les gens aiment qu'on leur crée des limites, pour qu'ils les élargissent...

- Evident? répéta-t-il, frustré. Je ne vois rien d'évident.

Je rougis davantage et piquai du nez.

- Amélie, relève la tête s'il te plaît.

Non, je ne le voulais pas... je ne voulais pas croiser son regard. Il lirait l'amour dans le mien comme s'il s'était agi d'un livre ouvert, je le savais...

 

 

A contrecoeur, je me redressai, et le fixai.

Ses sourcils étaient légèrement froncés, ses prunelles exprimaient l'incompréhension, la peur, et la tristesse. je voulais tellement être le remède à cette torture... mais encore fallait-il que mes soins soient efficaces sur lui. S'il ne m'aimait pas, jamais je ne pourrais soulager sa souffrance.

Hypnotisée par ses lèvres, je sentis les miennes se mettre à trembler.

- Ceux qu'on aime, on ne les juge pas.

Mon coeur me fit mal pour avoir bondi aussi fort.

Ses pupilles fixaient les miennes avec une intensité insoutenable, maintenant qu'elles étaient animées par des pensées de foliesse.

Il tentait d'interprêter mes paroles sans oser en arriver à

la conclusion qui était pourtant la bonne.

 

 

Il voulait garder une certaine contenance.

Ses yeux marrons sondèrent les miens comme si j'étais nue face à lui, et que ses rayons X parcouraient tout mon corps. C'était fou, mais en plongeant dans le puits sans fond de ses prunelles, je perdais mes vêtements dans ma chute.

A un moment, je finirais par me noyer.

Ce serait alors la fin de la vie sans lui.

Et le début de la vie avec lui.

- Tu me juge? me demanda-t-il à mi-voix.

- Non... répondis-je dans un souffle.

Ses lèvres étaient si proches...

Une brise de vent glacée vint me secouer les cheveux.

Je frémis, regardai mes pieds.

Lorsque je relevai la tête, les lèvres entrouvertes, je sentis son

 souffle s'engouffrer dans ma bouche.

 

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775*  posté le samedi 10 novembre 2007 17:08

 

Le vent effleura une fois de plus les feuilles des arbres alentour, et le bruissement du feuillage agité  me fit penser à mon propre corps, secoué de mille spasmes. C'était comme si toutes les parties de mon corps s'étaient éparpillées à des kilomètres les unes des autres.

Simplement, un être se chargea de rassembler toutes ces parties.

Un seul être, d'un seul geste, anéantit la confusion de mes atomes, qui grouillaient tels des fourmis... ses bras entourèrent ma taille et la serrèrent, compressant toutes les émotions qui tentaient de s'en enfuir, trop pleines de vie.

Dans le maelström de sensations qui s'en suivit, je perdis le fil.

 

 

Je me retrouvai collée à lui, sans défense.

Je lus une lueur de désir dans ses yeux et, sans m'en offusquer, je m'accordai à ses mouvements. Je l'aurais suivi jusque dans la mort. Mais ce n'était pas la peine de songer à de si funèbres possibilités, car je savais - et il savait que je savais - qu'il ne m'entrainerait jamais dans quoi que ce soit de périlleux, craignant bien trop pour ma sécurité.

Nos bouches s'embrasèrent, ses bras enserrèrent mes épaules avec une vigueur qui me surpris, et m'amena à me blottir contre lui davantage encore.

And the way you keep the world at bay for me...

Je cherchai sa langue, la trouvai, et ne la lachai plus.

Nos lèvres qui bougeaient à l'unisson, c'était le plus ennivrant des paradis.

Maintenant que je l'avais, je ne le laisserais plus partir.

 

 

Non, je ne le laisserais plus partir.

Plus jamais.

De toute manière, il n'en avait pas l'intention.

Et je savais que, mêm s'il mettait un jour ce projet à exécution, son premier soin serait de venir me chercher pour ne plus me quitter, et m'emmener loin.

Ses mains plaquèrent mon torse contre le sien, je sentis ma poitrine s'écraser, quelque chose dans mon bas-ventre s'animer, les muscles de mes bras se tendre sous cette tension dont il était le responsable.

Sa bouche, complétant la pièce de puzzle qu'était la mienne, caressa plus lentement mes lèvres, s'en éloignan. Un souffle frais chatouilla mon cou et je manquai d'en pleurer, impuissante à cette force qui me rongeait le coeur.

C'était trop de pression pour une seule personne!

Trop d'amour pour un seul homme.

 

 

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776*  posté le samedi 10 novembre 2007 22:15

 

Ses lèvres finirent par quitter les miennes, et, bien que je m'opposât à l'arrêt

 de cet échange, Edward n'en fit qu'à sa tête. Quand il avait une idée derrière

la tête, il allait jusqu'au bout. J'aurais bien aimé le forcer à continuer, mais

 ma force était négligeable comparée à la sienne, et je ne tenais pas

spécialement à passer pour le genre de fille que je n'étais pas en me

serrant de manière... plus étroite contre lui.

Ca n'aurait pas été de ma nature.

Or, j'étais dangereusement en train d'espérer qu'il m'aimait.

Mon coeur battait sourdement tandis que cette douce pensée

 m'effleurait l'esprit, tel un voile caressant, inssaisissable,

qu'on n'osait pas garder en tête de peur de l'abimer.

Récupérant mon souffle avec peine, j'ouvris difficilement les yeux,

 émergeant du verre d'eau.

- Pourquoi... commençai-je, le souffle court.

- Je t'aime, me coupa-t-il, un petit air d'excuse sur le visage. Je suis désolé

de ne pas l'avoir dit avant, et de te le lancer comme ça, mais il

fallait que... je l'évacue. C'est dit. Je... je t'aime, Amélie.

Je ne dis rien, trop effarée.

Est-ce que j'étais en train de rêver?

- Euh, Amélie... me dit-il, nerveux. Tu es toute blanche.

Je me rendis alors compte que je retenais ma respiration depuis que nos savoureux échanges avait débuté, et me demandai comment est-ce que j'avais pu me débrouiller pour être en apné durant tout ce temps. L'amour devait être une sorte d'oxygènes, ça allait sans dire...

 

 

- T-Tu... m'aimes? m'étranglai-je, les yeux écarquillés.

Il se perdit un instant dans la contemplation de mes prunelles, visiblement

 perdu dans ler bleu éclatant. Le captiver à ce point était frustrant.

- Eh bien... ahem... oui,dit-il, baissant les yeux.

Edward était gêné. Je n'en revenais pas.

- Tu... en es sûr? le questionnai-je, cirsconspecte.

Le regard qu'il me renvoya m'incita à ne pas reposer

de question du même genre.

- Bien sûr, si... enfin, je comprendrais, vu

que... après... bafouilla-t-il, embarassé par mon silence,

 desserrant quelque peu l'étau de ses bras, soudainement gêné.

- Ta foutue culpabilité... enchaînai-je, morne. Je t'ai dit... repris-je avec une voix plus douce, de laisser tomber avec ça. Ce n'était rien, dans le fond. Par rapport à ce que je ressens pour toi, ce n'était rien du tout.

- Tu... n'as pas changé d'avis, depuis deux ans? s'étonna-t-il.

Le bêtat. Je ne serais pas là en train de

 l'embrasser, si je ne l'aimais pas.

 

 

- Absolument pas, répondis-je, me blotissant contre lui pour lui faire

comprendre qu'une étreinte plus tendre était la bienvenue.

Il se mit à me caresser une mèche de cheveux, apparemment ravi. Ses yeux brillaient, pétillants de malice, il avait retrouvé sa confiance et son sang-froid légendaire, bien qu'en ce moment je sentis qu'il était loin d'être de glace. Son regard était rêveur tandis qu'il enroulait délicatement mes cheveux blonds autour de ses doigts, et de petits plis apparurent aux coins de ses lèvres.

- Au fait, me sussurra-t-il, le regrd dangereusement séduisant, je ne te

 l'ai pas dit mais... cette coupe te va à ravir.

- Je t'aime, chuchotai-je, infiniment touchée.

Très doucement, ses bras se reserrèrent autour de mes épaules, nos bassins

 se calèrent l'un à l'autre, et sa bouche rencontra la mienne avec une

 quiétude et une dépendance qui m'émut au plus haut point.

 

 

Il était mon refuge.

Je le laissai s'emparer de mon corps et en prendre le contrôle total,

 car je me savais entre de bonnes mains... des mains aimées. Je

m'abandonnai entièrement à lui, lui offrant mes lèvres avec

délectation, et ses bras serrant ma taille me firent perdre pied.

 

Easy silence that you make for me,
It's okay when there's nothing more to say to me.
And the peaceful quiet you create for me,
And the way you keep the world at bay for me...

 

Je te remercie pour ton silence.

Il m'aura permis de connaître...

Le plus doux des amours.

 

 

~ Fin ~ 

 

 ... Ne partez pas!

L'épilogue est long,

ce n'est pas vraiment la fin... 

 

 

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~ Vidéo de Fin ~  posté le samedi 10 novembre 2007 22:54


Donc voici ma vidéo de fin...
J'y ai inséré des images de l'épilogue.
J'ai mis quatre heures à la faire, et l'ai achevée mercredi matin,
soit le jour de mon anniversaire^^
Ca me fait tellement de peine de penser que c'est la dernière...
N'oubliez pas que vous retrouverez tous les personnages dans mes
autres histoires, principalement Holly ainsi que Randy...

Musique: "Trust me"

de The Fray

 

J'ai encore l'épilogue devant moi, je vais le publier en ligne, faire une

mise à jour en hors-ligne, c'est tout simplement affreux  votre

présence me manque bien trop... en espérant que cette histoire vous

 aura plu, car moi j'ai adoré vous la raconter...

Donc je m'attaque à l'épilogue, il est

presque aussi long que la MAJ !

 

Et merci...

Pour tout.

 

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777*  posté le dimanche 11 novembre 2007 09:33

 

~ Quelques semaines plus tard ~

 

Léo et Ellen ont continué leur petit train de vie, et sont retournés ensemble en France, pour l'instant il sont très heureux comme ça, d'ailleurs.

Ellen se fait très bien à Daranville, et de toute manière, ils ont prévu

d'aller passer les vacances de Noël dans le Kent.

 

Ellen a insisté pour faire un peu de jardinage, profitant des derniers rayons de soleil de l'automne : en Angleterre, il fait un peu moins chaud, elle est habituée à se les cailler dehors, moi je ne la comprends pas trop mais bon... c'est drôle de passer devant leur maison en plein après-midi et de les voir en train d'arroser des plantes mortes, en général Edward a de gros problèmes pour s'empêcher d'être sarcastique, mais je le retiens, le coco !

C'est que, sans moi, il serait capable d'aller faire son exposé sur les plantes et leurs besoins à Ellen, et avec un discours intégralement en anglais, s'entend!

 

 

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