769*  posté le mardi 06 novembre 2007 11:13


 

Je la regardai avec un air de chien battu.

- Tu es sûre et certaine que tu ne veux rien me dire?

- Absolument sûre.

- ... et certaine?

- Tu veux une baffe?

Houlà, depuis qu'elle s'est battue avec Lisa elle se déchaine, elle serait

 vraiment prête à m'en coller une, je vous jure! Et le pire c'est que si je

 vais me plaindre à mon frère après, il va faire du favristisme pour sa

 petite-amie, j'en suis sûre! (et certaine aussi, *sbaaaaaf* ) ...

- Oh, allez... y'en a plus pour bien longtemps, tenta-t-elle de me rassurer.

Inutile de vous direr que la tentative échoua. Ca fit un gros plat.

- Etant donné que je ne sais pas si ce qui va arriver va me plaire, je considère

 que j'ai des raisons de m'en faire! dis-je, reniflant avec rancoeur.

 

 

Lassée d'attendre, j'arrachai une feuille d'un arbre et me mis à la déchiqueter lentement, faisatn des bouts les plus petits possibles. J'avais déjà quelques répliques cinglantes dans la tête, au cas où elle me sortirait : "ça va, tu t'éclate bien?" , mais elle n'en fit rien, et je lui en fus grandement reconnaissante.

Tout de même, je me demandais ce que Chris et Edward

 pouvaient bien avoir à se dire.

La pensée, futile, qu'ils pouvaient être en train de parler de moi,

 me traversa brèvement l'esprit.

Etant donné que j'avais dit à Randy avoir couché avec Edward, je rddoutais qu'il n'en ai parlé à Chris... ou bien c'était Edward qui lui disait lui-même.

Tout ça était quand même très louche.

 

 

 

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770*  posté le mardi 06 novembre 2007 11:27

 

 

Enfin, les deux cachottiers arrivèrent, apparemment très satisfaits d'eux-même (contrairement à moi qui ne suis pas du tout, mais alors PAS DU TOUT satisfaite de la marchandise, j'exige d'être rembroursée par la sécu!!!) bref je me tais.... Euh nan je me tais pas sinon cette histoire s'arrête là mais je mets mon côté foufou en mode pause, et mon sérieux en mode *on* ...

- Ca y est vous avez terminé votre cirque? demandai-je, la voix aigrie.

- La patience est une vertu... chantonna Lena à mes côtés.

- L'honnêteté aussi, lui répliquai-je aussi sec, agacée.

- Elle est de très mauvais poil, expliqua Lena suite au regard

 interrogateur que Chris venait de lui lancer.

Même pas vrai...

 

 

Lena, sitôt qu'Edward m'eût rejoint, se colla à Chris.

Le regard rempli d'amour, elle se serra contre lui, tandis qu'il lui

 frottait doucement les bras, la réchauffant.

Un amour pareil... c'est rare.

Parfois, je ne peux m'empêcher d'être jalouse des sentiments si agréables qu'ils partagent... peut-être qu'un jour, on me rendra les miens.

- Ttout s'est bien passé? chuchota Lena.

- Parfait, répondit Christophe, souriant.

Je détournai la tête.

Entendre les mots d'amour qui allaient

 suivre m'était insupportable.

 

 

Christophe caressa tendrement les cheveux de Lena, et la regarda avec amour.

- On les laisse tranquilles? proposa-t-il, collant son corps au sien.

- Qu'as-tu derrière la tête encore...

- De très bonnes idées, assura-t-il en lui

mordillant le lobe de l'oreille.

- Mais euh... hésita Lena, regardant Amélie et

 Edward. Enfin... Oh, d'accord!

Christophe, amusé, lui prit la main, et, sans prévenir, la serra contre lui,

les bras étroitements enroulés autour de sa taille.

- Je t'aime... chuchota-t-il.

- Il t'a ému, on dirait.

- Oui. Je n'ai pas cessé de penser à toi.

- On monte? Mon... amour? fit Lena, le sourire aguicheur.

Christophe rit à ce surnom, les yeux brillants, et ils

prirent ensemble le chemin de la porte.

 

 Vivement l'épilogue...

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771*  posté le mardi 06 novembre 2007 11:49

 

Dans le fond du jardin...

Les deux Anges étaient invisibles.

 

- J'avoue que je suis bluffé... admit Noah avec le sourire. Cette

maison est remplie de bons sentiments,  ces quatre personnes... je

 n'ai pas souvent vu autant d'amour.

- Tu vois, je t'avais dit que je m'occupais bien de ma petite

protégée, dit Axel, amusé et fier.

 

 

- Alors, tu regrettes toujours de m'avoir accompagné?

- Non... ça me fait plaisir d'être venu. N'empêche qu'ils n'ont pas conclu, on ne sait pas ce qui peut arriver, le taquina Noah, regardant Amélie et Edward dans l'attente d'un geste quelconque.

- Ne t'inquiète pas pour ça, je suis confiant.

 

Axel sentait très bien les ondes bénéfiques qui émanaient de ces deux humains... ainsi que des deux autres qui s'étaient éclipsés. Il avait confiance en leur jugement, ils prendraient les bonnes décisions.

 

 

Ils voyaient Edward qui entrainait Amélie plus loin, à l'abri des

 regards indiscrets des voisins, en lui prenant la main.

- C'est mignon, commenta Axel. C'est romantique, comme décor.

- Je préfère les plages, fit Noah.

Ils échangèrent un regard entendu avant de s'esclaffer.

- Chacun ses goûts...

 

 

Axel soupira de satisfaction, et regarda sa petite blonde

 protégée avec un sourire attendri.

- On a tous trouvé l'amour. Elle le mérite aussi.

- Tu veux qu'on reste pour vérifier? demanda Noah, essayant

tant bien que mal de masquer sa déception : il aavit espéré

rentrer tôt pour s'occuper de sa femme.

- Non, dit Axel en souriant. C'est à elle de jouer.

Confiants, ils s'éclipsèrent...

... pour la dernière fois.

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772*  posté le mardi 06 novembre 2007 13:56

 

Il s'arrêta, et je me stoppai également, intriguée.

- Bon... je peux savoir ce qui se passe, maintenant? lui demandai-je, certaine d'obtenir une réponse négative.

A ma grande surprise cependant, il ne chercha pas à

 me cacher quoi que ce soit.

- Bien sûr.

Le souffle coupé, je le fixai avec étonnement, les yeux

 écarquillés : j'osais à peine y croire.

- Pourquoi ces grands yeux bleus posés sur moi? demanda-t-il en

rigolant. Il est rare que je te cloue le bec!

Je ne relevai pas sa dernière impertinence, ne

souhaitant pas engager une dispute.

- Bon alors.... commençai-je, tentant de diminuer le diamètre de

 mes yeux, qui, je le sais, augmente énormément lorsque je suis

 incrédule, de quoi vous parliez avec Chris?

Si près du but, je ne parvenais pas à croire que tout cela puisse être réel.

- De toi.

 

 

 

- De... moi? répétai-je, méfiante.

- Tu veux que je te fasse un dessin? marmonna-t-il,

levant les yeux au ciel.

Soudain, je compris.

- Mais pourquoi tu lui as... ! fulminai-je, incapable

de continuer ma phrase.

- Il le savait déjà.

- Super. Alors y'a plein de trafics d'infos dans mon dos, et je

 l'apprends maintenant! De mieux en mieux!

- Non. Je n'avais rien dit à Randy, par exemple. Enfin bon, on peut dire qu'à deux on s'est débrouillés pour que l'info passe par tout le monde.

Il n'avait pas l'air énervé, juste amusé et un peu penaud.

- Non, j'ai menti à Lisa.

- J'ai entendu parler de la bagarre, dit-il en éclatant de rire.

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773*  posté le mardi 06 novembre 2007 14:22

 

Après nos rires, un nouveau silence s'installa. Je savais que, peu

 importait le nombre de fois où nous le briserions, il reviendrait toujours,

 tant que nous n'aurions pas abordé les sujets les plus houleux,

les sujets qui nous faisaient peur.

- Et sinon... qu'est-ce qui t'a décidé à revenir?

- Euh... me faire engueuler par ma cousine et ton frère, dit-il en rougissant. Enfin bon, ils n'étaient pas furieux, mais ils m'ont fait comprendre que... j'étais assez con, dit-il en baissant la tête, les joues rosies.

- Ne me dis pas que tu l'as pris au sérieux?!

- .... si.

J'éclatai de rire sous ses yeux ébahis.

- Il ne faut surtout pas écouter tout ce que dit Chris, il serait prêt à te faire croire qu'il y a une épidémie de mononucléose à Berlin pour arriver à ses fins! Franchement, Edward, je n'arrive pas à comprendre pourquoi tu continue de te torturer avec ça, quand on y pense c'est pas grand chose, toi et ta culpabilité légendaire c'est quand même fou!

 

 

Il baissa à nouveau la tête, visiblement il n'en croyait pas ses oreilles.

Je dois avouer que moi aussi je suis un peu hébétée, j'ai du mal à croire

que je lui ai vraiment dit ça...

- Je ne vois pas comment tu peux encore me parler... après ça.

L'idiot... ai-je vraiment besoin de lui dire?

- Ben... c'est simple, m'esquivai-je, rougissante.

Il fronça les sourcils : évidemment, il voulait des explications. Il y a deux ans, jeune, un peu naïve, je lui ai confié le fardeau de mon coeur, pour me libérer, trop affaiblie par ce sentiment... à présent, le souvenir est encore cuisant, et je ne peux pas croire qu'il puisse penser que je ne l'aime plus.

 

 

- Non, rien n'est simple, dit-il, le regard peiné.

Il pouvait penser ce qu'il voulait... après tout, c'était lui

qui se compliquait la vie, pas moi! Oui, bon, moi aussi un peu, d'accord...

- C'est toi qui t'imagine que je t'en veux, Edward, déclarai-je, ma voix chevrotant légèrement à la pronciation de son prénom.

- Hm... fut sa seule réponse.

Ca ne pouvait pas continuer comme ça. Je ne pouvais pas me cacher

éternellement, et encore moins lui laisser croire que je ne l'aimais pas.

- Mais... franchement, dis-moi, honnêtement, comment

 je pourrais t'en vouloir.

Il me regarda un instant comme s'il avait l'impression que je me moquais de

 lui ouvertement, avant de comprendre que j'étais sérieuse.

 

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