764*  posté le mardi 06 novembre 2007 10:02


 

 

Odette regarda les deux compagnons quitter le cimetière, avec une

petite lueur de noastalgie dans le regard.

Elle l'avait enfin retrouvée son âme soeur.

Elle serait heureuse à présent.

Elle ne viendrait plus.

Et c'était tant mieux.

 

 

Les enfants perdent leur jeunesse trop tôt,

Ils regardent la guerre...

Et j'ai tout le monde à perdre,

Mais je veux juste tenir entre mes bras...

Ce silence que tu as fait pour moi.

 

- Alors, tu as bien fini par les abandonner, tu vois... murmura-t-elle, satisfaite. Ils ne la méritaient pas. Ma détestable soeur et son crétin de mari n'auront même pas été capables de rendre leurs enfants heureux... c'était à prévoir.

 

Assaillie par une vague de mélancolie qui lui coupa le souffle, Odette jeta un regard mauvais aux tombes des Téron, avant de regarder une dernière fois sa nièce s'en aller avec son amour.

Elle ne la verrait jamais plus.

Et Amélie ne saurait jamais.

C'était mieux ainsi.

 

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765*  posté le mardi 06 novembre 2007 10:17

 

Nous marchâmes côte à côte, en direction de sa voiture.

Etrangement, il paraissait assez détendu, ce qui me surpris, venant de lui.

Son séjour à Berlin avait dû lui faire du bien...

Ayant une pensée soudaine pour Odette, je retournai brèvement la tête pour lui dire au revoir du regard, mais je ne la voyais déjà plus. Nous étions en dehors du cimetière. Tant pis.

 

 

Il se mit, bien évidemment, du côté conducteur, et je m'installai sur le siège passager. Ca me faisait bizarre de remonter ici, puisque la situation avait été quasiment identique, deux ans auparavant.

Ca me faisait aussi bizarre de penser que, la dernière fois que je l'ai vu utiliser cette voiture, je l'ai regardé partir avec tristesse et regrets.

Aujourd'hui il m'emmène avec lui...

 

Busses, cars, and airplanes leaving,

Burning fumes of gasoline,

And everyone is running,

And I come to find arefuge in the...

... easy silence that you make for me...

 

 

 Je m'éclaircis la gorge.

- On va où? me répétai-je.

Il mit le contact, changea les vitesses, et recula quelque peu,

inspectant la route déserte.

- Chez toi.

- Hein?!

- Je t'ai dit que tu verrais.

- Mais on va vraiment à la maison? m'obstinai-je.

 

 

J'avais l'impression de revenir deux ans en arrière.

- Oui, on va vraiment chez toi, me dit-il, m'indiquant d'un regard

 entendu que sa patience avait des limites.

J'avais un drôle de pressentiment.

Qu'est-ce qu'il avait encore manigancé, ce démon?

Ce garçon finira par me rendre folle...

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766*  posté le mardi 06 novembre 2007 10:29

 

Quand nous arrivâmes devant la maison, je commençai à sentir une odeur de

 "Je me suis fait avoir" .... ca sentait le " Je me suis fait avoir" à plein nez,

mais alors bien direct dans les narines, BIM !

Quelle était cette ignobe supercherie?

- Edward...? grinçai-je.

- Oui? me dit-il, la voix toujours aussi veloutée.

- Pourquoi y'a Lena et Chris qui nous attendent en haut des marches?

- Tu verras bien.

Non mais il me fait chier, celui-là, avec ses "Tu verras bien" à tout va!

Si ça continue, je vais arracher un des foutus piliers blancs du perron, et je lui frappe la tête avec, il va moins faire le fier, le petit abruti qui se joue de moi!

Cette vision, bien qu'iréelle, me calma.

 

 

- Bon, si vous pouviez vous grouiller... il fait frisquet, dit Christophe, agacé.

J'eus grande envie de lui rétorquer que si je n'avais pas envie de me presser, eh bien je ne me presserais pas, car moi on ne m'avait prévue de rien, et de toute évidence, j'étais la seule à ne pas avoir été mise au courant de ce subterfuge.

Cependant, Lena prit la prole avant moi.

- Tu n'avais qu'à plus te couvrir, aussi! fit-elle sur un ton de mère poule. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, tu es habillé comme en été, nous on est bien couverts, il fait doux!

- Il faisait plus chaud à l'intérieur... ronchonna-t-il.

Allez savoir pourquoi, Lena rougit à cette phrase.

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767*  posté le mardi 06 novembre 2007 10:46

 

 

Lorsque nous fûmes tous les quatre réunis sur le perron, je toisai un à un les membres de cette infâme bande de traîtres, cherchant à deviner quel était l'objet de leur trahison impardonnable.

- Bon... les filles on va vous laisser, nous dit Christophe.

... Hein?! s'il croit qu'il va s'en tirer comme ça, le frangin, il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au *biiiiip* ahem, jusque dans la gorge...

- C'est quoi ce bin's ? m'énervai-je.

- Eh bien... j'ai à parler avec Edward, toi pendant ce temps tu restes avec Lena.

Salopard de connard de bouse de vache de grand frère...

S'prend pour mon père en plus...

 

 

- Allez, viens Amélie, m'entraina Lena, le sourire aux lèvres.

Solidarité féminine...

Elle va bien me révéler le secret, là, non?

Histoire d'aclairer un peu ma lanterne pour l'instant bien obscure...

On devrait faire signer un pacte à toutes les filles du monde à la naissance, un pacte qui permettrait de faire en sorte qu'elles soient solidaires à toute épreuve

et qu'elles se racontent tout... Hein? Quoi? Ok, je sors, message reçu cinq sur

 cinq, j'ai pas de problèmes d'antenne, merci...

Je jetai un regard furieux à Edward avant de suivre

 Lena plus loin dans le jardin.

 

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768*  posté le mardi 06 novembre 2007 10:54

 

Avec Lena, nous nous rendîmes sur la terrasse, au clair de Lune...

- Tu ne veux toujours pas me dire ce qui se trame, je suppose?

- Non, en effet.

Je fis mine de ne rien entendre, bien décidée à

 ne pas abandonner la partie.

 

 

Durant ce temps, Chris avait mené Edward jusqu'au salon, où ils semblaient en grande conversation. Si je le sais, c'est que j'ai regardé par la fenêtre, pardi! Malheureusement, Lena m'aggripa par la peau du cou, et m'entraîna plus loin.

Apparemment, je n'avais même pas le droit de REGARDER...

Ben quoi, ils risquent de me choquer?

Ils vont se faire des papouilles sur le tapis peut-être?

Quoi, je vous choque?

J'aurais bien utlisé d'autres mots, mais y'a des jeunes ici, je ne tiens pas à les choquer.... N'EMPÊCHE QUE YAOI POWER QUOI !!!!

[Je me calme]

Ouais donc comme je le disais, elle me casse

vraiment les bobons Lena...

 

 

Elle me força donc à quitter la grande terrasse, étant donné que, même près

 m'avoir arrachée à la contemplation de la fenêtre, que je trouvais subitement magnifique, elle était assez froissée de me voir me tordre le cou pour voir ce qui se passait à l'intérieur.

Nous nous trouvâmes donc dans l'obligation de franchir le petit portail

 de bois blanc et de descendre plus loin dans le jardin... vers les

 massifs de fleurs et les arbustes.

 

 

Nous nous assîmes sur les marches de l'escalier, et au bout de quelues

secondes, je remarquai qu'elle me fixait avec un petit sourire niais

qui m'agaçait au plus haut point.

- T'as une crampe? lui demandai-je, grinçant des dents.

- Non, je suis contente, c'es tout, me répondit-elle, tout sourire.

Ah, t'es contente?

Eh ben pas moi!

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