735*  posté le samedi 03 novembre 2007 12:27

Blog de tooyoungforyou : Too Young For You, 735*

Une solution.

Vite, il fallait trouver une solution!

 

Les mains tremblantes, elle se jeta sur son téléphone, sur les touches

 duquel elle eut bien du mal à composer un certain numéro.

 

- Allô? répondit une voix masculine au ton grave.

- Julian, c'est Alexis! piailla-t-elle, gémissant et criant

 à la fois du plus bas qu'elle pouvait.

 

 

- Je peux savoir pourquoi tu m'appeles? demanda-t-il sur un ton

blasé qui masqua sa surprise à la perfection.

- Julian, je... je sais que tu m'en veux encore pour l'autre jour, mais... chuhcota-t-elle à toute vitesse, cherchant ses mots dans la panique la plus totale. Ecoute, j'ai besoin de ton aide, je... je sais pas quoi faire,il... couina-t-elle.

- J'entends rien, grogna Julian, lui coupant la parole. Tu m'énerve avec ton canular à deux balles, c'est fait exprès que tu souffles dans le combiné?

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736*  posté le samedi 03 novembre 2007 12:35

Blog de tooyoungforyou : Too Young For You, 736*

- Mais, Julian, je peux PAS parler fort, il va m'entendre, je te jure,

il a renversé les poubelles dehors et il est devant chez moi, j'hésite à

appeler les flics et c'est toi que j'appelle, et toi tu m'envoies

 chier! gémit-elle, les larmes aux yeux.

- Bien trouvé, ton scénario, mais la blague est pas marrante, Alexis, ok? Ca

 va bien cinq minutes, là ça commence à me les casser grave!

- Mais tu ne te rends pas compte, fit Alexis, pelurant presque de peur. C'est

 lui, il est là, je... j'sais pas quoi faire!

- Mais de qui tu parles, à la fin? s'énerva

Julian, les nerfs à vif.

 

 

- Bertrand! s'exclama Alexis, morte de peur. J'aurais jamais pensé qu'il

oserait venir jusqu'à chez moi, mais il est là et...

- Si tu trouves ça marrant de blaguer sur un truc aussi horrible, alors non

 merci, honnêtement là j'en ai marre de tes merdes!

- Mais je...

- A plus, Alexis, fit Julian, agacé, avant d'appuyer sur la touche marquée

d'un téléphone rouge de couper la communication.

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737*  posté le samedi 03 novembre 2007 12:44

Blog de tooyoungforyou : Too Young For You, 737*

Furieux qu'elle se fiche ainsi de lui, il s'allongea sur son lit,

et donna un coup de poing rageur dans son oreiller.

 

- Non mais elle se fout vraiment d'ma gueule! tempêta-t-il.

- Tu parles tout seul en donnant des coups à ton coussin? Waouh, premier symptômes de la folie du connard, p'tit gars.

 

Julian se redressa en un éclair et regarda autour de lui, effrayé.

- Que...

Mais il était seul dans la pièce.

Il devenait dingue.

 

 

- Non mais vraiment, qu'est-ce que j'a fait pour me taper un protégé aussi

salaud que ça! T'es vraiment un con, petite ordure! s'exclama

l'ange, dégoûté par tant de passivité.

 

Bien entendu, Julian ne l'entendait pas, ne le voyait pas.

Mais chacune de ses paroles s'immsicait dans ses pensées, lui

procurant une détestable sensation de doute.

 

- Tu m'entends, connard? Tu vas aller l'aider vite

 fait! s'énerva Noah, poussé à bout.

 

 

Il s'aperçut soudain que Julian le dévisageait, les yeux exhorbités.

Horrifié, Noah se rendit compte que son reflet était visible dans le miroir au-dessus du lit du jeune homme : sous l'effet de la colère, il avait perdu, l'espace d'un instant, son invisibilité. Il s'empressa de la récupérer, non sans mal.

 

- Alors... tu y vas...  ou pas? mumurra-t-il sur

 un ton malgré tout farouche.

 

 

Fin de la MAJ 30

...

 

 

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738*  posté le dimanche 04 novembre 2007 18:15

Blog de tooyoungforyou : Too Young For You, 738*

Effrayée, luttant pour rester consciente, Alexis

dévala les escaliers quatre à quatre.

 

Elle devait faire un gros effort pour ne pas se dire que tout ça n'était qu'un cauchemard à l'apparence des plus réelles... il aurait été tellement facile de se coucher là, par terre, de fermer les yeux en ignorant le monde extérieur, dans l'attente d'une douce mort...

Mais elle ne céda pas.

Paniquée, elle coura comme une dératée : au fond de la cuisine se trouvait une vieille porte qui n'avait pas servi depuis des années, qui donnait sur le jardin. Si la porte acceptait de s'ouvrir, elle pourrait s'échapper en douce et filer vers un endroit connu.

Cependant...

 

 

- Ben qu'est-ce qu'il y a, j'te fais peur?

 

Son coeur faillit lacher, jamais elle n'avait eu aussi chaud et aussi froid à la fois. Son coeur hurlait de douleur, sentant la fin de sa vie plus proche que jamais... l'unique fois où elle avait eu ce sentiment, cette impression d'étouffer, la pensée que c'était la fin du monde et que tout allait s'effondrer.... c'était chez Bertrand, dans la chambre morbide de ce dernier. Et aujourd'hui, sa maison se trouvait violée par cet individu. L'endroit qui avait toujours symbolisé pour elle la sécurité, l'équivalent d'un refuge aux secrets infaillibles, venait de perdre toute sa splendeur. Et elle allait mourir dedans.

 

 

- Ne... non... ne, n'approche pas! s'exclama-t-elle.

 

Sa propre voix lui faisait pitié.

Bertrand eut un rire mauvais.

 

- Je suis venu te passer un petit coucou... j'vais pas m'en aller si vite

après nos retrouvailles, n'est-ce pas?

 

~ Musique ~

Beethoven

La Lettre à Elise (Für Elise)

 

Morceau culte dans l'univers des

histoires de Camella...

 

 

 

 

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739*  posté le dimanche 04 novembre 2007 18:31

Blog de tooyoungforyou : Too Young For You, 739*

Bertrand fit un pas en avant, se rapprochant d'elle, et Alexis battit en retraite, reculant le plus près possible des escaliers, mais elle se trouva bientôt prise au piège entre son agresseur et la rambarde de bois.

 

- Dis-donc, tu as pas mal changé... je ne t'aurais peut-être pas reconnue dans la rue, ç'aurait été dommage, tu ne crois pas? dit Bertrand, riant à demi.

- J... je... balbutia Alexis, tremblante.

 

Il était vrai que sa peur de Bertrand avait contribué à son désir de changer de style, d'apparence physique... mais c'était loin d'en avoir été l'unique raison, puisqu'elle ne s'était pas un instant souciée des recherches possibles de l'objet de ses terreurs la concernant. Et maintenant qu'il pensait cela... il était encore plus énervé, ça se voyait dans ses yeux.

 

 

Il s'approcha encore d'elle, juqu'à ce que leurs corps soient collés l'un à l'autre, et elle sentit ses poumons s'emplir d'une odeur âcre de fumée, mêlée à un parfum de rouille, de sel... elle fut secouée par un haut-le-corps, et tenta de se dégager, mais il 'en empêcha, le regard furieux. Ses noires pupilles la terrorisaient. Il ne pouvait pas être humain. Il était fou! Elle était entre les mains d'un malade mental.

 

- Tu veux t'en aller....

- Non...

- Si, mais tu ne le feras pas.

- NON ! Non, j't'en supplie...

 

Son coeur battait à tout rompre, tel un pauvre oiseau enfermé dans une cage bien étroite, voletant vainement dans tous les sens pour tenter de se dégager, pour sortir de cette stupide cage de vie qui ne servait plus à rien, tentant de s'asphyxier en sortant de son espace vital avant le massacre qui déterminerait sa fin, ne laissant pas même une ombre de sa pâle existence.

 

 

Il descendit son visage jusqu'en face du sien, et caressa ses cheveux de sa main droite, les enroulant autour de ses doigts longs et fins, diaphanes.

 

- Ca te va bien, cette nouvelle coiffure...

 

Alexis ne répondit rien, effrayée.

Tout en lui la dégoutait : de son teint blanchâtre, sa peau mal lavée, son visage qui frôlait le sien, ses yeux cernés de violet et vides de sens, de raison... ses taches de rousseur qui ressortaient mal sur ses joues crasseuses, en devenant presque jaunes... on aurait dit un cadavre, sa peau était comme faite de craie, et la sensation de sa main caressant sa joue et ses cheveux lui donnait l'envie de pleurer et de vomir à la fois, pour finalement lui donner le désir de mourir.

 

- T'as pas entendu? dit-il, fronçant les sourcils. Je viens de te faire un COMPLIMENT! ajouta-t-il en criant, brisant ses tympans et tirant d'un coup brusque sur ses cheveux, les aggripant de toutes ses forces.

 

Alexis hurla de douleur, obligée de se mettre à quatre pattes par terre sous cette attaque. Bertrand riait. Dans un reste d'instinct de survie, elle le poussa faiblement en avant et tenta de filer vers la droite, mais il la saisit comme si elle n'avait été qu'une vulgaire poupée de chiffons, et la projeta brutalement contre les marches raides des escaliers.

 

 

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